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samedi 8 décembre 2012

de quoi en parle en gouvernance des technologies de l'information


Très en vogue, le terme gouvernance recouvre des réalités bien différentes. Dans le contexte des technologies de l'information, il désigne un mécanisme de responsabilisation, d'orientation, de contrôle et d'évaluation des SI. Ses principaux champs d'application sont le cadre de gouvernance, la stratégie, les opérations et les résultats informatiques.
Telle est, du moins, la définition retenue par Eurogroup pour notre enquête réalisée en mai et juin derniers auprès des membres du Club 01 DSI.
Le manque d'implication des directions métierPremier résultat intéressant de l'enquête, la moitié des DSI interrogés estiment qu'une évolution des règles de gouvernance autoriserait une meilleure gestion des investissements et une orientation client plus marquée. La gouvernance informatique est perçue comme un moyen de maximiser la valeur délivrée par les investissements et les opérations de technologies de l'information (TI), mais aussi de mieux maîtriser les risques associés - notamment de non création ou de sous-création de valeur.Conscients de la difficulté à faire évoluer le cadre de gouvernance, les DSI évoquent deux raisons : l'absence d'une gestion rationnelle des investissements et le manque d'implication des directions métier. L'amélioration du cadre de gouvernance informatique nécessite, surtout, une forte impulsion de la direction générale, qui a un rôle d'autant plus central et moteur à jouer qu'elle rend des comptes à son conseil d'administration dans le cadre de la gouvernance globale.Enfin, l'évolution du cadre de la gouvernance requiert la définition d'axes de progrès à partir du diagnostic des forces et faiblesses du cadre existant. Il s'avère donc souhaitable que la direction générale indique le plus tôt possible les efforts qui devront être réalisés par l'ensemble des acteurs et, en particulier, par les acteurs métier. Ces axes de progrès s'inscriront dans un cadre de gouvernance d'ensemble. Et ils seront présentés dans un schéma de référence simple, précisant les actions essentielles et prioritaires.Donner une place stratégique au DSIL'orientation des investissements en technologies de l'information vers les leviers stratégiques et opérationnels de l'entreprise est un autre objectif de la gouvernance informatique. Elle peut notamment être facilitée par une meilleure représentation de la DSI dans les instances où s'élabore la stratégie.Cependant, si deux tiers des DSI (65 %) jugent que les systèmes d'information participent fortement ou très fortement à la performance stratégique et opérationnelle de l'entreprise, la moitié d'entre eux ne siègent pas au comité de direction. Cette situation structurelle ne favorise ni la cohérence stratégique ni la pleine exploitation du potentiel des investissements informatiques.Améliorer la vision du potentiel de l'informatiqueL'alignement du système d'information sur la stratégie de l'entreprise passe aussi par une plus grande connaissance des potentialités de l'informatique. Trois quarts des DSI déclarent, certes, avoir une bonne vision des possibilités offertes par l'informatique pour améliorer les processus métier des utilisateurs - direction générale, directions métier et fonctions support ; 68 % d'entre eux affirment même avoir une responsabilité clairement définie et structurée en la matière.Cependant, face à la question « Estimez-vous votre rôle à ce niveau suffisant ou à renforcer ? » , ils ne sont que un quart à juger leur action suffisante. Si la capacité des DSI à clarifier leur contribution à l'activité de l'entreprise est indéniable, elle reste largement sous-exploitée en raison de leur difficulté à intervenir au sein des directions métier et du manque de compétence - voire de préoccupation - de leurs interlocuteurs dans le domaine informatique.Convaincre les DG des enjeux stratégiques des TIAutant les DSI affirment occuper une place prépondérante dans l'élaboration de la stratégie informatique, autant ils jugent la contribution stratégique de l'informatique insuffisamment reconnue par les directions métier et la direction générale.Ce constat est partagé par, respectivement, 45 % et 30 % des répondants. Trois quarts des DSI (77 %) estiment d'ailleurs nécessaire de clarifier la contribution stratégique de l'informatique auprès des directions métier et de la direction générale. Les DSI soulignent en particulier l'effort qu'il reste à produire auprès des métiers dans la mise en perspective des enjeux liés aux opportunités informatiques.A la question « Quels leviers utilisez-vous pour décliner la stratégie d'entreprise en stratégie SI ? » , près de deux tiers des DSI (64 %) déclarent recourir à l'alignement des projets. Mais pour près de la moitié d'entre eux, le niveau d'intégration des SI aux systèmes des clients est faible. Il se révèle même inexistant pour un quart des répondants.
Quant à l'évolution des systèmes d'information, elle découle des propositions des DSI dans la grande majorité des cas (84 %), et d'un schéma directeur périodique une fois sur deux. Les projets restent encore trop peu souvent calés sur les leviers stratégiques et opérationnels - toujours en raison de l'implication insuffisante des métiers, ainsi que de la non utilisation d'outils et de méthodes adéquats. Ainsi, on se situe plutôt dans un« marché d'offre » , où les évolutions sont déconnectées de la demande des clients et des marchés.

source: http://www.01net.com
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